Specialized vs Café Roubaix: épilogue.

C’est d’abord par une photo d’un type portant le t-shirt Café Roubaix, postée sur le compte Twitter de ce dernier, que la bonne nouvelle est arrivée. Mike Sinyard, le fondateur et propriétaire de Specialized est allé en personne s’excuser auprès de Dan Richter le propriétaire du Café Roubaix.

Puis, une video, dans laquelle on retrouve les deux protagonistes de cette affaire. Mr Sinyard s’excuse publiquement et explique comment l’histoire en est arrivé là. Il invoque la sécurité des utilisateurs qui le pousse a être extrêmement vigilant sur les contrefaçons.

Et aujourd’hui, c’est dans une lettre publiée sur Facebook que le propriétaire s’excuse et avoue publiquement qu’il n’a pas su gérer cette affaire. Il explique, en montrant quelques exemples, qu’il ne rigole pas avec la sécurité.

Des excuses qui arrivent tard dans cette histoire mais qui montre le côté « humain » de Specialized, qui se soucie à la fois des petits magasins et aussi – et surtout – des utilisateurs. La stratégie de communication mise en place fonctionne puisque la blogosphère semble elle aussi accepté ces excuses à coup de like et de share.

Pendant ce temps, j’attends toujours mon t-shirt Café Roubaix, moi !

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Le Café Roubaix sauvé par Fuji !

L’histoire du Café Roubaix vs Specialized a la fin qu’elle méritait.

Cela aurait pu être un happy end comme dans les meilleurs Conte de Fée: Après avoir trouver les fonds suite à l’explosion du chiffre d’affaire du shop online du magasin Café Roubaix porte plainte à son tour et gagne contre le grand méchant S.
Ou encore: Specialized retire sa plante et, bon prince, offre des vélos à tous les vétérans de Cochrane.

Mais l’histoire a plus une fin de Cap et d’Epée. Le Café Roubaix doit son salut à ASI (Advanced Sport International) propriétaire de la marque de vélos Fuji qui elle aussi produit et commercialise un modèle qui s’appelle Roubaix. Et il se trouve qu’ASI est elle le vrai et unique propriétaire de la marque Roubaix dans le monde. C’est sous licence qu’elle autorisait Sepcialized à utiliser le nom Roubaix et ceci depuis 2003.
ASI, tel un chevalier qu’on attendait et qui revient à la rescousse de la cité, à contacter le Café Roubaix pour lui annoncer qu’il pouvait sans autre continuer d’appeler son magasin ainsi (après une demande de licence qui « peut être obtenue facilement » d’après le CEO Pan Cunnane). Puis ASI a même retourner son épée contre Specialized pour qu’il retire leur plainte au plus vite car ils ne sont tout simplement pas dans leurs droits.

Tout le monde est donc sain et sauf. Sauf que l’honneur des américains en a pris un coup alors qu’AIS s’offre une jolie campagne RP et une belle campagne de pub pour ses vélos Fiji.

Specialized ne s’est encore pas exprimé sur cette histoire. Ce silence en dit long sur l’embarras du fabriquant de cycles face aux critiques de tous bords.

Plus silencieux encore sont les roubaisiens, qui eux restent toujours dépossédés du droit d’utiliser le nom de leur ville comme ils le souhaitent.

LEGALIZE ROUBAIX ! BAD BUZZ POUR SPECIALIZED.

Depuis vendredi, la blogosphère cycliste est agitée. La cause ? Une histoire de copyright, de nom de ville célèbre et de guerre en Afghanistan. On pourrait penser à un scénario de film d’espionnage mais la réalité est bien plus triste.

Au Canada, Specialized attaque en justice le propriétaire du Café Roubaix Bicycle Studio situé à Cochrane non loin de Calgary, pour l’utilisation du nom « Roubaix ». En effet le fabriquant de vélo a enregistré la marque Roubaix pour protéger les modèles du même nom qu’elle fabrique et en est donc scandaleusement la propriétaire.

Dan Richter, propriétaire lui du magasin et ancien combattant en Afghanistan, se voit donc dans l’obligation de changer le nom de son magasin puisqu’il n’a tout simplement pas les $150’000 estimés pour combattre cette décision en justice. Mr Richter avait ouvert le Café Roubaix en mars 2013 après avoir été libéré de ses obligations militaires pour raison médical. Voilà qui n’arrange en rien les choses pour la marque au grand S qui aura du mal à faire oublier cette histoire dans le milieu cycliste.

Il est a espérer que Specialized se rendra compte rapidement du non sens de cette action et retirer rapidement sa plainte et que le Café Roubaix saura profiter de sa nouvelle renommée internationale.

Pendant ce temps, le web se marre…


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A lire aussi:
Episode 2: Le Café Roubaix sauvé par Fuji !
Episode 3: Specialized vs Roubaix: épilogue.

Dopage : lutte inégale !

La saison cycliste bat son plein. Après une pause hivernale secouée par des histoires de dopages, le sport reprend ses droits. C’est sur les routes du Moyen-Orient, d’Italie, de Corse, de France et maintenant de Belgique que les choses se dessinent peu à peu, donnant des indices sur ce qui va se passer sur les grands tours.

Dans Stade 2, dimanche soir, un reportage pas vraiment intéressant sur Chris Froom chez lui au Kenya, a ouvert le débat. Une enquête, intéressante cette fois, montre les disproportions énormes qui existent dans la lutte contre le dopage entre les différents sports. Ça fait peur. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

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Dans le Tennis les choses sont graves. Nadal a été contrôlé 1 à 3 fois en compétition l’année dernière (10 fois moins que Contador), qu’une fois lors de Roland Garros. Lors des internationaux de France, l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est tenue à l’écart. C’est un laboratoire privé de Montreal qui organise les testes, de manière totalement obscure. D’où la réjouissance de certains, à l’image de Roger Federer, de l’arrivée du passeport biologique et d’être soumis à plus de contrôles.

Dans le Foot, seul lors de grands rendez-vous certains joueurs – 2 de chaque équipe (sic) – sont testés. Quand on pose la question à Adil Rami, invité de Stade 2 s’il est testé, il répond que oui, qu’il y a des testes à l’interne « pour éviter de se faire prendre derrière ». Qu’entend-t-il par là ? Le club teste afin d’instaurer une tolérance zéro et éviter certaines initiatives personnelles ou alors est-ce pour surveiller les taux afin de maîtriser les contrôles ? On ne lui a malheureusement pas posé la question.

Il serait faut de croire que le peu de cas de dopages dans le Tennis et dans le Foot soient dû au fait qu’ils n’y en auraient tout simplement pas. Comme le dit Arsène Wenger, il faudrait peut-être se poser la question de savoir s’il y assez de contrôles.

Espérons que ces sports, ainsi que tous les autres, sont attentifs et inspirer par se qui se passe dans le vélo. Car les histoires de dopage ultra médiatisées comme le sont l’affaire Armstrong ou Puerto détruisent l’image d’un sport avec pour conséquences des dommages irréversibles.

Si on veut faire changer les choses, il faudrait élargir le spectre et arrêtez de parler du dopage uniquement dans le vélo.  Et arrêtez  les reportage racoleurs comme l’a fait « Complément d’Enquête » jeudi dernier avec un énième dossier sur l’affaire Armstrong où l’on apprend rien de nouveau et qui reste fermé sur le cyclisme, sans allez voir ce qui se passe ailleurs.

 

Fin de saison !

La saison cycliste touche bientôt à sa fin avec la dernière date du calendrier World Tour. Comme à son habitude, le Tour de Lombardie fera figure d’épilogue. Boosté par son titre de Champion du Monde décroché avec force et manière à Valkenburg et déjà deux fois vainqueur par le passé, le belge Philippe Gilbert fait figure de grand favori. Mais les Sagan, Nibali, Boonen et Contador, comptent bien tenir leur revanche et en découdront de plus belle dans les pentes de la Madonna del Ghisallo, juge de paix final pour une saison haute en couleur. Sauf que cette saison 2012 risque bien de se terminer devant les tribunaux, helvétiques de surcroit.

2012 aura été tour à tour l’année de Tom Boonen qui a été impressionnant sur les courses flandriennes. De Bradley Wiggins et la Sky qui ont dominé, jusqu’à parfois écœurer, toutes les courses à maillot jaune (Dauphiné, Tour de Romandie, Tour de France). De Mark Cavendish qui a magnifiquement porté le maillot arc-en-ciel. De son successeur qui a retrouvé le souffle après un début de saison complètement raté.

C’était l’année des grands retours avec Contador d’abord qui est revenu plus fort que jamais, ainsi que de son compatriote Alessandro Valverde impressionnant puncher qui a plus d’une fois dynamité les fins d’étapes sur le Tour et la Vuelta. 2012 n’a pas été facile pour tout le monde. On pense à Andy Schleck absent depuis sa chute au Dauphiné. A Cancellera et ses foutues chutes qui ont brisé ses rêves flandriens et olympiques… Voilà pour le côté sportif.

Hélas, pour beaucoup, 2012 restera l’année de l’affaire Armstrong. Bien que jugé par un tribunal américain, l’affaire n’est de loin pas finie et continue de faire couler beaucoup d’encre. Elle se terminera peut-être avec la décision de l’Union Cycliste International (UCI)* de déclasser Armstrong ou non de ses titres gagnés depuis 1999. Or, il se pourrait que l’UCI décide au vu du dossier (qu’elle attend toujours) et de la complexité de celui-ci de se déclarée incompétente et donc de remettre la décision au Tribunal Arbitral du Sport (TAS). L’affaire continue donc et terni encore un peu plus l’image du cyclisme alors que la fédération lutte sans relâche contre le dopage. Ce n’est pourtant pas l’avis de Paul Kimmage.

Devenu journaliste après avoir été dégouté par le cyclisme professionnel lorsqu’il était coureur (il en a fait un livre « The Rough Ride »), Paul Kimmage s’est vu poursuivi pour diffamation par le Tribunal de l’Est Vaudois suite à une plainte commune de Pat McQuaid, président de l’UCI, Hein Verbruggen, ancien président de l’UCI, en activité pendant les années Armstrong, ainsi que de l’UCI elle-même. La plainte porte sur les propos tenus par Kimmage dans les colonnes du Sunday Times lors d’une interview fleuve avec Floyd Landis, le premier à avoir tirer sur Armstrong, publiée en 2011. Ainsi que sur les propos très critiques publiés dans L’Equipe, sur le rôle de l’UCI dans cette affaire. David contre Goliath, puisque l’UCI s’attaque à l’homme seul, alors qu’elle ne poursuit ni Landis, ni les deux journaux. Tollé sur la toile, celle-ci s’est très vite mobiliser autour de Kimmage et à pu réunir en quelque temps un fond pour sa défense. Rien n’est donc fini et nous ne sommes pas à l’abri d’un rebondissement. Il faut dire qu’une fois que le dossier de l’USADA rendu publique, l’onde de choc sera difficilement contrôlable.

Une bien triste fin de saison qui n’augure rien de bon pour l’image du cyclisme. Car c’est pourtant bien de son image qu’il en ressort. Il serait temps de frapper fort un grand coup. L’UCI doit se montrer responsable et prendre les décisions qui incombent. Elle a la possibilité de fermer une fois pour toute la porte à toutes suspicions sur son comportement et ainsi se montrer forte contre la lutte contre le dopage et couper l’élan à ceux qui pensent encore pouvoir passer entre les mailles du filet. Le cyclisme doit redorer son image auprès du grand public et des sponsors, sans quoi il ne serait pas grand chose.

Restera tant bien que mal les cyclistes amateurs que nous sommes. Pour nous, la saison n’est pas tout à fait terminée. Il reste quelques kilomètres à parcourir si l’ont veut tenir les objectifs fixés en début de saison. On se contentera de s’injecter des Biberli et du sirop de fleurs des Alpes bio pour y parvenir, en faisait attention à pas trop prendre de kilos pendant la pause, histoire d’attaquer 2013 à pleines dents.

* ainsi que les fédérations de triathlon et de marathon (Armstrong à participer a différentes épreuves depuis son retrait)

Au moment où je postais ce billet, l’UCI diffusait un communiqué de presse:
http://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/L-uci-doute-de-l-usada/315908